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Rubio se félicite des relations avec les nouveaux dirigeants du Venezuela
information fournie par Reuters 28/01/2026 à 17:54

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré mercredi que les nouveaux dirigeants du Venezuela s'orientaient vers un rapprochement avec les États-Unis, alors qu'il répondait aux questions de la commission des Affaires étrangères du Sénat pour la première fois depuis la capture du président Nicolas Maduro.

L'administration Trump a prévenu la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, qui était jusqu'alors la vice-présidente de Nicolas Maduro, que Washington n'hésiterait pas à intervenir si son gouvernement ne se conforme pas à ses exigences.

Marco Rubio a déclaré aux sénateurs américains que les communications avec les dirigeants vénézuéliens avaient été jusqu'à présent "très respectueuses et productives" et a assuré que le Venezuela était disposé à reprendre de bonnes relations avec les États-Unis, rompues après l'arrivée au pouvoir de Hugo Chavez, prédécesseur de Nicolas Maduro, en 1998, et que Washington pourrait bientôt y ouvrir une représentation diplomatique.

"Pour la première fois en 20 ans, nous avons des conversations sérieuses sur la limitation et l'élimination de la présence iranienne, de l'influence chinoise et de la présence russe. En fait, je peux vous dire qu'il y a beaucoup d'acteurs au Venezuela qui accueillent favorablement la reprise de bonnes relations avec les États-Unis sur de multiples fronts", a-t-il dit.

Marco Rubio devait recevoir plus tard dans la journée au département d'État la cheffe de file de l'opposition vénézuélienne Maria Corina Machado, dont Donald Trump a jusqu'ici estimé qu'elle ne bénéficiait pas des soutiens nécessaires pour diriger le Venezuela.

Il y a deux semaines, les sénateurs républicains ont bloqué de justesse une résolution qui aurait interdit à Donald Trump d'utiliser à nouveau la force armée contre Caracas sans l'autorisation du Congrès, grâce au vote décisif du vice-président J.D. Vance et au revirement de dernière minute de deux élus républicains.

Répondant à des sénateurs mécontents d'avoir été tenus à l'écart de l'opération visant Nicolas Maduro, Marco Rubio a justifié celle-ci par le fait que le Venezuela était devenu selon lui une base opérationnelle pour les adversaires des États-Unis, notamment la Chine, la Russie et l'Iran, et que sa coopération présumée avec les cartels de la drogue menaçait la sécurité des États-Unis et de la région.

"La situation était intenable et il fallait y remédier", a-t-il affirmé.

Les États-Unis ont mis en place un mécanisme de court terme qui leur permet de vendre le pétrole vénézuélien et de reverser une partie des fonds à Caracas, mais l'objectif est de faciliter la transition vers "un Venezuela amical, stable et prospère" qui choisira ses dirigeants par le biais d'élections libres et équitables, a assuré Marco Rubio.

(Reportage de Patricia Zengerle et Simon Lewis ; version française Tangi Salaün, édité par Kate Entringer)

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